"L’EAU POUR TOUS, TOUS POUR L’EAU" : Un pavé dans la mare !



« La qualité de l’eau est aujourd’hui fortement menacée par les pollutions, la surexploitation, la dégradation des milieux humides.

L’Europe et la France se mobilisent pour restaurer la qualité de l’eau d’ici 2015. Un objectif qui nous concerne tous. Votre avis sur les moyens à engager est essentiel. Il est temps d’agir. L’avenir de l’eau a besoin de l’avis de tous. »

Quel vibrant appel public !

Mais n’est-ce pas l’époque de crier au secours pour l’écologie de la planète au plus haut niveau de l’Etat, et de mettre en œuvre une politique contraire.

La CPEPESC se mobilise en effet depuis 30 ans sur le sujet tout simplement en demandant au cas par cas l’application de l’ancienne loi sur l’eau de 1992 ( Environ 300 affaires en cours que les administrations tardent à résoudre ! )que les mêmes déclarent aujourd’hui insuffisante, dont ils rognent les ailes et qu’il n’ont jamais fait respecter.

Ainsi en 30 ans, 50 % des zones humides ont disparues, asséchées par les drainages, remblayées, urbanisées, transformées en zone industrielle, en champs de maïs ou en atelier communal comme vient encore de l’autoriser madame la maire de à Mouthe à la source du Doubs...

La même proportion de rivières a été remodelée, canalisée, aménagée, draguée, artificialisée …augmentant ainsi la vitesse des crues et la fréquence des inondations à l’aval et...l’ampleur des sécheresses.

La nature aquatiqur, fout l’ camp à grande vitesse … Et cela continue partout : regardez autour de vous. Peut on croire à cette Nème concertation sur le sujet (voir le "libre blanc sur l’environnement" de 1982, qui avait rassemblée pour son élaboration entièrement bénévole une véritable foule et dont les pouvoirs publics se sont empressés d’oublier le contenu).

Faut-il dépenser son temps en palabres dont de toute façon on ne tiendra aucun compte plutôt que le consacrer à empêcher les bulldozers d’enterrer illégalement les zones humides ?

Dans le même temps, les pouvoirs publics du Gouvernement en place réduisent considérablement les moyens d’actions de la « police de l’eau de terrain ». En effet, les gardes du Conseil Supérieurs de la Pêche ont reçu en début d’année une circulaire leur demande de réduire l’utilisation de leurs véhicules de fonction à 3 pleins ou lieu de 4 par mois ! (Cliquer sur la vignette ci-contre pour

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découvrit un "savoureux" document consacrer aux moyens de déplacement de la police de terrain des rivières")

Alors "Tous pour l’eau ?? " Est-ce avec ces méthodes que les pouvoirs publics veulent atteindre le "bon état des eaux" en 2015 ?