Incinération des déchets de la région de Besançon : le Président du SYBERT fait fumer la concertation !



Une concertation... fumeuse ??

Quelques jours après la présentation par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) d’études confirmant l’augmentation du taux de cancers des habitants résidant dans le périmètre des usines d’incinération d’ordures ménagères, le Président du SYBERT annonce, en pleine réunion de concertation sur le traitement des déchets et avant même que les propositions alternatives n’aient été étudiées et débattues ni même communiquées aux conseillers du SYBERT, qu’ « on a décidé de construire une petite unité d’incinération ».

Bien que les habitants du SYBERT, (Syndicat mixte de Besançon et de sa région pour le traitement des déchets qui regroupe 182 communes) à travers le questionnaire qui leur était soumis dans le cadre de la concertation aient mis en tête de leurs priorités le choix d’une technique respectant le plus l’environnement et la santé, le Président du SYBERT, voudrait imposer aux bisontins un nouveau four d’incinération sur leur territoire.

Un peu de sérieux

Ceci à provoqué une vive réaction des Verts à laquelle se sont associés tous les membres du collectif « Stop Incinération Bourgogne, Alsace, Franche-Comté »

Ceci pour réaffirmer que les orientations et techniques alternatives à l’incinération des ordures ménagères doivent restés la priorité, privilégiant les choix d’avenir plutôt que ceux du passé, pour répondre aux enjeux du développement durable : économie des ressources, protection de l’environnement et de la santé, lutte contre le changement climatique, et maîtrise des coûts.

Il faut espérer qu’au-delà du « faux pas » du président du SYBERT, cette décision qui engage les citoyens, les collectivités et les élus pour les vingt ans à venir, ne pourra être prise sans aller au bout de la concertation engagée ….

Dans un communiqué de presse les "Verts" "qui se réjouissaient jusqu’à maintenant de la qualité des échanges et de l’intérêt que le débat soulevait auprès des habitants, s’insurgent devant ce procédé qui vise à mettre fin à la concertation d’une manière brutale et inattendue.

Les orientations et techniques alternatives à l’incinération des ordures ménagères restent la priorité, en privilégiant les choix d’avenir plutôt que ceux du passé, pour répondre aux enjeux du développement durable : économie des ressources, protection de l’environnement et de la santé, lutte contre le changement climatique, et maîtrise des coûts.

Il s’agit d’une décision qui engage les citoyens, les collectivités et les élus pour les vingt ans à venir, et qui par conséquent ne peut être prise sans aller au bout de la concertation.