Grenelle de l’environnement « trop cadré » : pour l’instant la volonté associative reste encore motivée .



L’annonce mercredi 20 juin 2007 du retrait de l’ »Alliance pour la Planète » du réseau « Sortir du Nucléaire et de la Fondation Nicolas Hulot suscite une certaine émotion chez toutes les personnes qui suivent avec attention l’évolution de cette démarche.

Le Réseau « Sortir du nucléaire », association a quitté l’alliance pour protester contre "l’acceptation par l’Alliance du ’préalable nucléaire’ imposé par le gouvernement". En effet, Alain Juppé, l’éphémère ministre de l’écologie, (remplacé depuis par Jean-Louis Borloo) avait « posé comme préalable qu’il était hors de question de remettre en cause le nucléaire de façon générale et la construction du réacteur EPR en particulier".

Quant à la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme elle a décidé de quitter l’Alliance pour préserver sa spécificité mais veut continuer à travailler à l’élaboration de propositions avec les autres associations en vue du "Grenelle de l’environnement". !

A la suite, France Nature Environnement, fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement, a fait savoir dans un communiqué il ne faudrait en déduire une quelconque division des associations qui ont des positions de fond communes.

S’agissant de la position du Réseau « Sortir du nucléaire », France Nature Environnement a salué le combat utile et courageux de cette association. L’abrogation du décret EPR est aussi une demande de FNE qui a d’ailleurs saisi la justice d’une demande d’annulation de ce décret, intervenu dans des conditions inacceptables.

S’agissant de la décision de la Fondation Nicolas Hulot, FNE a salué le travail réalisé par son Président, ses membres et le Comité de Veille écologique, qui a fortement contribué à placer la question de l’urgence écologique au cœur de la campagne électorale, puis des premières initiatives du nouveau Président de la République.

France Nature Environnement, la fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement, continuera de participer au Grenelle de l’environnement pour porter les préoccupations des milliers de structures qu’elle fédère, sur tous les territoires français.


Réaction.

On pourrait d’ailleurs s’interroger sur les véritables motifs de refus du gouvernement de ne pas mettre sur la table les sujets du nucléaire et surtout des OGM pour lesquels le « consensus anti » est très fort en France. Cette censure - car c’est bien cela qu’il s’agit quand on change les règles du jeu annoncées - a peut être pour simple finalité de déstabiliser les bases de constitution d’un véritable contre-pouvoir environnemental… en divisant pour régner !

Si d’autres obstacles du même genre survenaient encore, l’Alliance exploserait et le Gouvernement ne pourrait qu’en porter la responsabilité.