En Hte Saône des chasseurs irresponsables tirent dans les buissons : c’était un chat sauvage ! (cela aurait pu être vous !) Bien que protégé par la loi, l’animal blessé se réfugie dans un arbre. Il est ensuite fusillé !!



En janvier 2007, à Buffignécourt (70), deux chasseurs participaient à une battue... Ils se retrouvent en octobre devant le tribunal correctionnel de Vesoul pour la destruction d’une espèce protégée, un chat sauvage (espèce intégralement protégée).

Lors de l’audience, l’un a prétendu ne pas avoir voulu tuer une espèce protégée, car il n’a fait que tirer au fusil dans les buissons d’où venait du bruit sans avoir identifier sa cible… pensant que c’était un renard. Mais un chat sauvage en sort blessé (pas tant que cela puisque ensuite), il grimpe dans un arbre pour tenter de s’y réfugier !

Au lieu de stopper leurs "exploits", les deux chasseurs ne laisseront aucune chance de survie à l’animal protégé. Ils feront feu pour disent-ils achever le chat sauvage blessé !

Pour le moins, ils auraient dû s’éloigner avec leur chien ou mieux essayer de récupérer l’animal blessé pour le confier à un vétérinaire ou à Athénas.

Le fait de tirer sur une bête acculée dans un arbre peut aussi relever évidemment d’un plaisir individuel, malsain et particulièrement cruel, surtout vis-à-vis d’un animal qui sait qu’il n’a plus aucune possibilité de fuir !

Les faits sont d’autant plus graves que les auteurs sont membres d’une association de chasse, titulaires d’un permis de chasser et connaissent donc parfaitement la liste des espèces chassables.

Enfin tout chasseur sait également que l’utilisation d’un fusil de chasse contre un chat, qu’il soit sauvage ou domestique, constitue un comportement répréhensible sur l’ensemble du territoire national.

Qu’il soit sauvage ou domestique, tout le monde sait évidemment reconnaître un chat, qui ne peut être confondu avec aucune autre espèce chassable.

Le jugement de cette affaire de destruction d’espèce protégée est en délibéré.


NDLR : Depuis cet article, le jugement à été rendu. Voir la page : Deux dangereux chasseurs, destructeurs d’un chat sauvage condamnés.