Effondrement sous contrôle d’une cavité de sel en Lorraine.



L'Effondrement le 13 février au matin. Le plan d'eau visible sur la photographie correspond à la saumure contenue initialement dans la cavité. Le 13 février 2009 à 5h45 a eu lieu l’effondrement d’une grande cavité souterraine réalisée par dissolution de sel dans la concession minière Solvay de Cerville-Buissoncourt, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Pour l’INERIS, cet événement attendu a constitué pendant trois ans un essai à grande échelle permettant de confirmer la validité des techniques de surveillance de zones à risque d’effondrement, avec in fine pour objectif une meilleure sécurité des populations et de l’environnement.

La cavité étudiée, d’environ 150 m de diamètre et 40 m de hauteur, a été créée par l’exploitant minier du site, Solvay Carbonate France, dans le gisement salifère lorrain, situé entre 200 et 280 m de profondeur.

Cet effondrement fait partie intégrante de la méthode d’exploitation de Solvay, qui consiste à extraire le sel par dissolution, effondrer les terrains de couverture et réaménager au final la surface en plan d’eau.

Un système de surveillance automatique fondé sur l’écoute microsismique est mis en oeuvre sur le site par l’INERIS depuis 2005, dans le cadre d’un programme d’appui technique au Ministère chargé de l’Ecologie. La validité de cette technique, employée pour détecter des signes précurseurs d’effondrement des cavités souterraines, a aujourd’hui été confirmée en taille réelle.

L’Institut réalise ce type de surveillance pour assurer la sécurité des personnes, des biens et la protection de l’environnement. Dans des contextes de cavités abandonnées, le système permet de détecter les phénomènes d’effondrement, dont le déclenchement peut être brutal, et laisser le temps aux pouvoirs publics et aux collectivités de prendre les mesures de protection nécessaires.

Le réseau de capteurs implanté dans le sous-sol a révélé les premiers signes d’évolution significative de la cavité au printemps 2008, avec des « crises » microsismiques en mars, avant même qu’aucun déplacement de la surface du sol ne soit manifestement visible. Le dispositif a ensuite permis de relever une activité microsismique continue et soutenue, associée à un affaissement progressif de la surface du sol. Dans les quelques jours précédent l’effondrement, il a enregistré un pic d’activité exceptionnel, alors que l’exploitant pratiquait des opérations de pompage de la saumure pour accélérer le phénomène.

En savoir plus, lire l’intégralité du communiqué de l’INERIS.