ERIKA : Après l’addition, nouveau calcul pour TOTAL qui fait appel.



A la suite de sa condamnation pénale le 16 janvier 2007 pour le naufrage de l’Erika et de la pollution de 400km de côtes en décembre 1999, le groupe pétrolier TOTAL avait dix jours pour faire appel.

Sans surprise, on a apprend que TOTAL a annoncé le 25 janvier qu’il faisait appel au terme de ce délai.

Pour une entreprise qui prétend la sanction injustifiée, on aurait pu attendre une décision plus rapide.

En fait, le délai était « chaud » pour le pétrolier qui a du se livrer à toutes sortes de calculs et supputations stratégiques. Et cela, non pas pour perdre des plumes financières - la sanction au regard des avoirs du groupe reste plus que modeste - mais pour essayer de contrecarrer cette sacrée jurisprudence de fermeté qui cherche à se mettre en place contre les pollueurs des mers et qui devient gênante…

Parties civiles indemnisées ou anesthésiées ?

En même temps qu’il annonçait sa décision de faire appel, le groupe TOTAL a déclaré qu’il allait immédiatement et de manière irrévocable, verser aux victimes de la marée noire les dommages et intérêts attribués par le tribunal de Paris.

Ce qui peut sembler une démarche généreuse ne l’est absolument pas et ne découle que de froids calculs.

Le Pétrolier veut d’une part, redorer son image de marque, mais cherche probablement à ne plus avoir ces parties civiles « dans les pattes » lors du procès en appel. Ils est certain que ce sont les parties civiles qui soutiennent la justice dans des décisions à la limite du politique.

TOTAL va donc verser 192 MILLIONS D’EUROS aux parties civiles. Mais elles en avaient réclamées 1 milliard…

Y aura-t-il encore des parties civiles pour donner de la voix lors du procès d’appel ?

La suite sera à regarder à la loupe…


Voir article précédent : « L’addition pour TOTAL »).