Des nouvelles des rejets de l’autoroute passoire A36 dans le Jura.



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Toutes les rigoles recueillant les eaux pluviales rejoignent le milieu naturel en de très nombreux points de rejets souvent dans les ruisseaux.

Le 8 janvier 2001, la CPEPESC intervenait auprès du préfet du Jura : « De nombreuses doléances, concernant les rejets "d’eaux pluviales" de l’autoroute A 36 dans le Jura, parviennent à notre association. Les premières visites effectuées sur le terrain amènent à penser que celles-ci sont justifiées, probablement en raison de l’inexistence de systèmes de traitement et des rejets directs d’une infrastructure de transport vieille de 20 ans ».

En 2009, à l’heure du développement durable, l’A 36 est toujours une véritable passoire, sur laquelle circulent chaque jour des produits dangereux et jusqu’à 23 000 véhicules jours malgré les interventions et réclamations des maires des communes concernées. Va t on enfin traiter le problème ?

Il faut dire que d’abord la Préfecture du Jura a trainé les pieds, face aux interventions de l’association, celle-ci n’arrivant même que très difficilement à obtenir communication des maigres documents administratifs concernant cette autoroute.

La SAPRR mise en demeure

Enfin en 2005, la SAPRR a été mise en demeure, par la police des eaux du Jura de produire un document d’incidence de ses rejets dans le milieu naturel. Un état des lieux, des impacts, des solutions proposées.

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Un fossé d’écoulement rejoignant l’ARNE, rivière qui longe un peu l’A36

En juin 2008, suite à invitation de la police de l’eau du Jura un projet de document d’incidence, était présenté par les responsables de l’A36 aux maires des communes concernées : Champvans, Monnières, Sampans, Jouhe, Authume, Archelange, Grédisans, Chatenois, Amange, Romange, Vriange, Malange, Auxange, Serre-les-Moulières, Sermanges, Gendrey, Romain, Louvatange, Le Petit-Mercey, Evans, Dampierre, Ranchot, Lavans-les-Dole, Lavangeot, Audelange, Aumur, Abergement la Ronce, Rochefort sur Nenon.

Le document d’incidence présenté n’est pas achevé, la réunion avait pour objectif de recueillir les observations en vue de son achèvement. La CPEPESC était invitée à cette réunion.

Une seconde rencontre a été organisée le 28 mai 2009 a permis d’entendre à nouveau les doléances et d’aller sur le terrain en présence de la police de l’eau et de la SAPRR, voir plusieurs rejets direct. La police de l’eau devrait en effet demander à cette société de compléter le projet de document d’incidence qui n’a satisfait personne, surtout dans les solutions à minima qu’il envisage pour réduire la pollution par les rejets directs. ( seulement des cunettes (fossés) enherbées !)

Selon le responsable de la SAPRR, l’A36 était une infrastructure ancienne et n’avait pas à se mettre aux normes des nouvelles autoroutes. L’APRR ferait ce que la loi lui oblige de faire et rien de plus ! (Ce qu’il avait déjà déclaré en 2008).

Le représentant de la CPEPESC a cette rénion, a particulièrement relevé publiquement cette dernière phrase. Elle ne peut que motiver tous ceux qui trouvent particulièrement scandaleux que tous les produits polluants déposés par le trafic routier (poussières de pneumatiques, métaux lourds, hydrocarbures, molécules de toutes sortes, …) se retrouvent directement, à chaque pluie, expulsés dans les petits ruisseaux du secteur, sans oublier le risque majeur en cas de déversement d’un camion citerne de produits toxiques…

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Un exutoire de l’autoroute découvert dans un endroit isolé. Si des "gros morceaux" peuvent être entraînés par les eaux de pluie, alors les petits...

Les actionnaires de cette société peuvent être satisfaits pour l’instant ils ont été infiniment mieux traités que l’environnement !

A suivre !