Dans la compétition des « canaliseurs », les alsaciens stoppés par un amendement torpille lorrain !



L’article 10 du projet de loi de mise en œuvre du Grenelle I de l’environnement avait été modifié par amendement au Sénat afin qui soit programmée ( en plus de l’étude d’un projet de liaison fluviale Saône-Moselle) une seconde étude d’un projet de nouveau grand canal Rhin-Rhône. On souhaitait cependant qu’il traverse le département de la Haute-Saône, de Montbéliard à Port-sur-Saône, pour éviter la vallée du Doubs et surtout… ses irréductibles comtois, par trop attachés à leur vallée !

Mais un amendement contraire a été voté le 19 mai 2009, lors de l’examen en seconde lecture par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, à l’initiative du député meusien UMP Bertrand Plancher, soutenu par d’autres parlementaires. Lui ne veut pas perdre de temps et réclame le démarrage dès 2012 des études sur le canal " Rhône-Moselle ".

Tirer les grosses ficelles !

Grenelle 1 voudrait réduire de 20% d’ici 2020 le nombre de poids-lourds sur les routes.

Mais pas de bol, les récentes études « favorables au canal » viennent de montrer que, dans le meilleur des cas, c’est à peine 10% du fret des camions qui était transférable sur le fluvial, et cela, après construction du chenal …dans 20 ans ?

On le constate aucune volonté politique forte n’émerge pour mettre en œuvre une vraie solution économique incitative pour faire transférer le fret routier sur les canaux existants et surtout sur le réseau ferroviaire ! Lui est bien en place partout et sous utilisé...

Quel « développement durable » pourrait-il être justifié par le lancement de projets aussi lourds de conséquences écologiques, hydrauliques et environnementales ?

Derrière le Grenelle, il y a, semble-t-il, aussi des « gredins ». On n’a pas fini de les voir essayer de tirer les grosses ficelles !


NDLR : Voir aussi la page : Un projet alsacien de Grand-Canal Rhin-Rhône à travers la Haute-Saône...