DÉTERMINER la POLLUTION, la QUALITÉ, l’ETAT de l’eau dans le milieu naturel.*


La pollution : c’est tout ce qui n’a rien à faire dans les eaux et en restreint la qualité :

- des produits naturels, utiles à la vie aquatique mais dangereux parfois s’ils sont en excès.. (nutriments organiques provoquant une sorte « d’indigestion »),

- des produits directement nocifs (toxicité) ou au delà d’une certaine quantité (produits chimiques,..)


L’eau « lave tout », évacue tout... Il peut donc se trouver dans l’eau une grande quantité de produits et donc de polluants : composants naturels issus du bassin versant et entraînés par les eaux (sels minéraux provenant des roches, matières organiques de la décomposition des organismes vivants,...) mais aussi des pollutions induites par des rejets en excès de matières organiques ou de produits chimiques provenant des activités humaines ( agriculture, industrie, agglomérations).

Il existe des dizaines de milliers de polluants potentiels et leur nombre augmente constamment puisqu’on invente chaque jour de nouvelles molécules (médicamenteuses par exemple). Beaucoup se retrouvent dans les déchets des produits commercialisées et par la suite dans les eaux... Leur nocivité est mal connue ... Les analyses ne peuvent pas tous les concerner... Des interactions entre plusieurs composants de l’eau peuvent aussi complexer les effets nocifs.

Les paramètres recherchés dans l’eau sont choisis en fonction des buts recherchés :

- rechercher, déceler, identifier et mesurer la pollution dans un cours d’eau, un rejet (par exemple mesure de la concentration dans l’eau (en mg/litre) d’ éléments indésirables)

- déterminer l’état d’un cours d’eau par le suivi d’un ensemble de paramètres divers (méthodes normalisées (*). Ceci permet de contrôler si la situation ne nuit pas à la vie aquatique ( bioindications (**) et répond aux exigences réglementaires. Les valeurs doivent rester en deçà de normes. (Il existe en France un Réseau National des Données sur l’Eau alimenté par un réseau de prélèvements et d’analyses périodiques en des points fixes le long des cours d’eau. Les données de ce réseau sont accessibles sur le site du RNDE. ainsi qu’au niveau de chaque agence de l’eau. (pour RMC. ).

(*) L’ancien système d’évaluation (SEQ-eau) n’est plus utilisé depuis 2010.

(**) Les méthodes actuelles de bioindication découlent du la méthode d’IBGN. L’indice biologique global normalisé donnait une note de qualité générale de 0 à 20 calculée par détermination et comptage des macro-invertébrés. Les bioindications permettent de montrer l’impact des pollutions antérieures (réduction ou disparition d’insectes) et aussi d’évaluer l’évolution qualitative d’une rivière au long de son cours ou au fil du temps.

- mesurer le rendement de fonctionnement d’une station d’épuration par comparaison de l’effluent qui y entre (égouts) de celui qui en ressort pour être rejeté dans le milieu naturel.

- contrôler la qualité d’une eau pour savoir si elle répond aux usages fonctionnels que l’on attend d’elle (eau de baignade, eau de captage pour l’eau du robinet... ),

.

Lien vers page : Les principaux paramètres physiques et chimiques des eaux.

L’état des cours d’eau

Un arrêté définit les critères servant à caractériser les différentes classes d’état écologique, d’état chimique et de potentiel écologique des eaux de surface.(*)

Il s’agit de : Arrêté du 25 janvier 2010 relatif aux méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface pris en application des articles R. 212-10, R. 212-11 et R. 212-18 du code de l’environnement

Cet arrêté prévoit également comment doivent être présentés les résultats.

Concernant l’état des rivières dans le bassin versant du Rhône

On consultera utilement sur le site de l’agence de l’eau, les pages « Qualité des eaux superficielles ». Elles permettent d’accéder aux mesures faites au niveau des stations de mesure établies le long de certains cours d’eau.

.