DECHETS MENAGERS : cartes sur tables !


En matière de déchets les problèmes se posent à trois niveaux : production, transport et « élimination ».


- L’origine de la plus grande part des problèmes vient d’une totale absence de politique de l’Etat et de l’Europe en matière de réduction des déchets à la source (trop d’emballages, trop de composés nocifs, trop de produits non recyclables, …).

Les taxes de recyclage prélevées sur les prix de vente des produits payées par le consommateur ne favorisent pas cette réduction

- Le transport de millions de tonnes de produits inutiles, de déchets potentiels, de déchets urbains ou industriels, de sous produits, encombre les routes et constitue un gaspillage colossal et une énorme pollution atmosphérique (presque un camion sur dix roule pour transporter des déchets).

L’Europe triche, elle prétend protéger l’environnement mais l’offre sans contrepartie à la libre circulation des marchandises, c’est à dire aux marchands ! Les coût environnementaux ne sont pas intégrés dans le prix du transport (pollution de l’air, santé des populations, bruit, destruction des paysages, infrastructures embouteillées, ...). Les productions sont délocalisées et font encore augmenter sans fin le nombre de camions sur les routes.

- L’élimination des déchets : c’est la grande illusion, ou pour le moins, un euphémisme pratique ! Tout le monde le sait, rien de se créer, tout se transforme !

L’Etat et l’Europe pour se donner bonne conscience ont fixé des normes d’élimination de plus en plus strictes pour les déchets tout en laissant augmenter le volume. Et pour faire sérieux, tous ceux qui vivent du système utilisent des mots miracles comme recyclage, filières de traitement, élimination... On a beau fermer les yeux rien n’a disparu.

C’est aux élus et décideurs qu’il appartient de faire, en gestionnaires d’une situation de crise, des choix de traitements des déchets. Ils supportent difficilement que cette invasion ne soit pas jugulée à la source pat la loi. La balle est pourtant dans leur camp car il faut rappeler tout de même que les choix législatifs dépendant des députés et sénateurs dont beaucoup sont aussi maires… !

Les associations manqueraient à leur devoir de ne pas défendre et exprimer clairement leurs positions, dans ces choix pour les solutions d’élimination les moins polluantes. C’est à dire :

- Un tri poussé des déchets pour en récupérer les matières premières recyclables.

- Il reste ensuite un déchet que l’on peut considérer comme ultime au sens de la loi dont il faut se débarrasser.

- L’incinération des déchets est une détestable solution de facilité qui pollue l’atmosphère : ce n’est pas une production d’énergie propre.(Voir position de la CPE sur l’incinération).

- L’enfouissement dans des terrains imperméables (Centre d’Enfuissement Technique) des « déchets ultimes » est la solution préférable. Car si elle nécessite de l’espace et coûte presqu’autant que l’incinération, elle pollue beaucoup moins. (Voir position de la CPE sur la mise en décharge).