Compost et ordures ménagères non triées à la source...



Le compostage sur ordures ménagères non triées est une mauvaise solution. La meilleure garantie de qualité demeure la séparation à la source des déchets organiques. Il est inadmissible de voir polluer les terres agricoles par des ordures ménagères résiduelles non organiques. Les sols européens et français sont suffisamment pauvres et fragilisés ; il n’est pas nécessaire de les détériorer davantage avec les polluants contenus dans les OMR (Ordures Ménagères Résiduelles).

La production d’un compost issu de déchets organiques triés à la source doit devenir une priorité non seulement en terme de gestion écologique et durable de nos déchets mais également pour améliorer la santé biologique des sols. La nécessité de produire un compost sain à partir de déchets organiques collectés séparément est une réalité, en témoigne, par exemple, l’interdiction en Allemagne de la valorisation agronomique des composts issu d’ordures grises.

Ceux-ci sont uniquement destinés au recouvrement des décharges ou directement à l’enfouissement et à l’incinération. En Suisse et au Québec, les usines de production de compost par tri mécano-biologique sur ordures grises (ordures ménagères brutes (tout venant) ) ont fermé. En France, malheureusement, la majorité des plates-formes de compostage sont alimentées par des ordures ménagères résiduelles (1 million de tonnes traitées en 2004) et non par des biodéchets (seulement 200000 tonnes traitées en 2004). Il est grand temps d’inverser cette tendance !


(Extrait de l’article : « Campagne "Alternatives" : La norme NFU 44051 nouvellement révisée ne peut garantir à elle seule la qualité des composts », publié dans la news-letter du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets du 09 janvier 2008 , http://www.cniid.org/

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