Barbarie en Seine-Maritime : Deux chasseurs piégeurs empoisonneurs soupçonnés !



JPEG - 245.6 ko

Parce qu’ils ont eu le courage de dénoncer un acte d’empoisonnement illégal, M. et Mme H., domiciliés à Saint-Ouen-du-Breuil (76), ont retrouvé dans la nuit du 14 au 15 mai 2007, une renarde mutilée et 5 renardeaux ensanglantés devant leur propriété. Une autre renarde et un renardeau avaient déjà été déposés au même endroit deux semaines auparavant.

Passionnés de photographie, M. et Mme H. ont passé des heures à observer ces renards près de chez eux. C’est lors de ces temps d’observations naturalistes, fin mars, qu’ils avaient surpris 2 chasseurs - piégeurs déposants des boulettes de viande dans de multiples terriers.

Intrigués, ils avaient fait appel à l’ONCFS. Les agents avaient confirmé la présence d’un poison très dangereux dont l’utilisation est strictement interdite. Interpellés par les agents, les 2 individus repérés par M. et Mme H. avaient reconnu les faits. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) avait immédiatement porté plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Rouen (76).

Vengeance lache et sordide

Le 30 avril, M. et Mme H. avaient retrouvé devant leur barrière une renarde et un renardeau, tous deux tués par dague et mutilés. Choqués, ils avaient fait part à l’ASPAS de ce premier acte de vengeance dont ils ont été victimes. Aujourd’hui, le cauchemar recommence. Cette fois-ci, ce sont une renarde et 5 renardeaux mutilés et ensanglantés qui ont été lâchement déposés devant leur portail.

Le lien entre l’affaire en cours au tribunal de Rouen et ces actes cruels semble évident. Ces barbares tentent vraisemblablement d’impressionner M. et Mme H. en abusant de leur sensibilité et de leur dévouement pour la nature et les animaux sauvages. Cette attitude est scandaleuse. Que cherchent ces personnes ? Comptent-elles ainsi dissuader M. et Mme H. de les poursuivre en justice ?

Un bonne question

L’ASPAS, qui communique cette information, s’étonne que la fédération de chasse de Seine-Maritime ne se soit pas encore portée partie civile dans cette affaire compte tenu de l’image déplorable que donnent ces deux individus au monde de la chasse.

Effectivement !


Réponse du 12 juillet à l’une de nos questions

Le 12 juillet, la CPEPESC a reçu un appel téléphonique d’une personne qui s’est présentée comme Mr D....., président de la Fédération de chasse de Seine-Maritime au sujet de l’article précédent mis en ligne sur ce site le 16 mai 2007. Cette personne a fait connaitre que la FDC aurait porté plainte avec constitution de partie civile sur cette affaire à partir du moment où elle avait eu connaissance du PV dressé par les gardes de l’ONCFS. Elle a fait connaitre que l’ association départementale et la fédération de piègeurs auraient fait de même.

C’est en tout cas une bonne nouvelle !

Question. Les présidents de ces associations vont ils à leur tour découvrir des cadavres de renardeaux ensanglantés devant leur portes ?

Affaire à suivre....