BROMADIOLONE : annulation en avil 2005 de l’autorisation préfectorale de ce poison obtenue par la CPEPESC !



"Le 7 avril dernier, le tribunal administratif de Besançon a annulé sur le fond un arrêté préfectoral du 26 novembre 2003 autorisant les agriculteurs de trois communes du Jura (Billecul, La Favière et Rix-Trébief) à organiser des traitements chimiques à base de bromadiolone contre le Campagnol terrestre.

L’association avait déjà obtenu en décembre 2003 la suspension provisoire de cette autorisation préfectorale.

Comme l’avait démontré la CPEPESC, cette autorisation était entachée d’ insuffisance de précaution par rapport à la faune non-cible. Ce poison faisait courir un péril mortel à la faune sauvage ; ce que le tribunal a reconnu, considérant les cadavres divers retrouvés sur place par des bénévoles du monde associatif. En moins de 2 heures, pas moins de 8 cadavres de Buse variable (espèce protégée), 4 renards, 1 hibou moyen-duc et 1 geai avaient été récupérés sur et aux abords de parcelles traitées."

Les traitements concernés ont depuis été abandonnés par les pouvoirs publics puisque la procédure dérogatoire (1) qu’autorisait l’arrêté interministériel de décembre 2001 a été supprimée dans le nouvel arrêté publié au JO le 19 janvier 2005.

Néanmoins, les agriculteurs ont toujours recours à la bromadiolone... Il est regrettable qu’ils n’aient pas encore pris la mesure de l’impact catastrophique de tels traitements chimiques sur les prédateurs sauvages des campagnols champêtres.


(1) On entend par dérogation des traitements qui sortent du cadre normal de la lutte collective. Il s’agit de traitements pratiqués sur des parcelles où le Campagnol terrestre connait de fortes densités à l’origine de la concentration des prédateurs.