Au pays de Vesoul, les rivières comptent pour du beurre : le projet de renaturation de la Méline lâchement abandonné et le contrat de rivière du Durgeon mis à mal !



A la suite de l’abandon par une délibération du projet de renaturation de la rivière la Méline, le Président du Syndicat Mixte d’Étude et de Travaux pour l’Aménagement du Durgeon et de ses affluents (SMETA), M. Michel MOURAND, vient d’adresser le 20 septembre 2011, la vigoureuse lettre suivante de protestation à M Alain CHRETIEN, président de la Communauté des Communes de l’Agglomération (CCAV) de Vesoul mais aussi Président du Comité de Rivière Durgeon :

« Le travail de sape que vous avez engagé au sein du Bureau de la CCAV sur le dossier Méline ainsi que celui de la chambre d’agriculture que vous avez cautionné ont abouti au vote défavorable sur le projet soumis à l’assemblée du SMETA du 14/09/2011 alors que cette dernière avait approuvé par le passé à une large majorité, le choix d’un scénario sur les deux qui ont été proposé, l’avant projet, d’engager les négociations foncières et l’établissement des dossiers règlementaires ainsi que l’engagement des dossiers d’instruction par les services de l’État.

Récemment, la presse écrite et télévisuelle a fait état de désaccords et de mécontentements en lien avec l’opération de renaturation de la Méline. Dans les lignes de la presse écrite, chacun a pu lire les propos que vous avez tenus face aux journalistes, indiquant votre soulagement suite à l’abandon du projet par le Conseil syndical du Durgeon. Je vous avouerais que ces propos, émanant tout à la fois du président de la CCAV mais aussi et surtout du Président du Comité de rivière du Durgeon que vous êtes, m’ont tout à fait choqués.

En complément M Noël VIROT, ancien président du SMETA du Durgeon et vice-président du Comité de Rivière du Durgeon, en charge des dossiers de renaturation, a lui aussi tenu des propos destructeurs et mensongers à l’égard de ce projet pourtant fortement soutenu par les services de l’Etat et les élus du syndicat jusqu’à ce conseil du 14 septembre puisqu’il a toujours reçu l’unanimité des votes en sa faveur.

Je rappelle que le SMETA du Durgeon est le principal maître d’ouvrage des opérations inscrites au Contrat de rivière, programme que vous avez validé en apposant votre signature sur le document contractuel et accepté de défendre en prenant la présidence du Comité de rivière. Si les opérations de renaturation doivent être décriées à ce point par les Président et Vice-président du Comité de rivière conduisant à un refus systématique par le Conseil syndical du SMETA, ce contrat de rivière n’a plus de substance.

Aussi, étant donné la situation actuelle, et sur la base des propos rapportés par la presse, vous devriez aller au-delà et demander la dissolution du syndicat et ainsi reprendre vos compétences au sein de la CCAV et éventuellement renégocier un contrat de rivière avec l’Agence de l’Eau et les partenaires financiers (Conseil régional, Conseil général). Je vous d’agréer,… »