44 faucheurs volontaires de maïs OGM lourdement sanctionnés en appel à ORLEANS.



Alors que le juge de première instance avait relaxé les faucheurs reconnaissant leur action fondée sur l’état de nécessité au regard du danger de la plantation de maïs transgéniques dans l’environnement, la cour d’appel d’Orléans a condamné le 27 juin 2006 à deux mois fermes d’emprisonnement Jean-Emile Sanchez, porte-parole de la Confédération Paysanne et à deux mois avec sursis et mille euros d’amende les 43 autres faucheurs de maïs transgénique inculpés.

"On ne fait pas reculer un combat juste à coups de peine de prison et lourdes amendes…,Ce qui est en jeu, c’est la santé publique, l’avenir de l’agriculture, la domination sans partage de quelques multinationales de l’agroalimentaire"] a déclaré Dominique Voynet, ancienne ministre de l’Environnement. Elle en a appelé à l’opinion, aux forces politiques attachées à la démocratie, aux organisations syndicales, pour qu’elles manifestent leur solidarité à l’égard des faucheurs volontaires".

Pour les juges de première instance l’acte de ceux qui agissent en état de nécessité – dangers prouvés - constitue un « acte socialement utile » que la collectivité n’a donc pas à sanctionner.

Le jugement initial avait été qualifié d’historique au regard de ses motivations exprimées sur un trentaine de pages.

Le jugement d’appel quant à lui risque bien d’être qualifié d’hystérique en raison de la lourdeurs des sanctions…

D’où vient ce souffle répressif, qui a fait tourner à 180° la girouette ?


Au clair de la Lune…

Apparemment les faucheurs volontaires ne désarment pas. En effet une dépêche de presse du 29 juin a annoncé qu’un nouveau terrain de maïs OGM venait d’être été fauché la nuit précédente dans le Tarn-et-Garonne…