35 espèces de chauves-souris désormais décrites en France métropolitaine, le Murin cryptique est la petite nouvelle !



Myotis crypticus (Ruedi, Ibáñez, Salicini, Juste & Puechmaille, 2019), le Murin cryptique, porte bien son nom. Il a été distingué tout récemment (février 2019) du Murin de Natterer (Myotis nattereri, Kuhl, 1817).

En effet, ce que l’on nommait jusqu’alors Murin de Natterer était en fait un complexe d’espèces, à partir duquel il était supposé l’existence de plusieurs espèces :

- le Murin de Natterer au sens strict,

- le Murins Sp « A », le fameux murin cryptique fraîchement décrit,

- le Murin Sp. « B », décrit en même temps que le murin cryptique cette année 2019 pour le Nord-Ouest de l’Afrique : Myotis zenati,

- le Murin Sp. « C », qui, lui, n’a pas encore de nom, et évolue en Corse,

- et enfin le Murin d’Escalera qui avait été distingué dès 2008 en France, et n’est connu actuellement que du massif pyrénéen.

Hormis pour le Murin d’Escalera dont on dispose de quelques critères morphologiques distinctifs, ces autres espèces sorties du complexe du Murin de Natterer n’ont été distinguées actuellement que par des analyses d’ADN mitochondrial, combinées à l’analyse de morphologies crâniennes (interne) !

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Murin de Daubenton (en dessous) et murin de Natterer au sens large (au dessus). (F. Swaab, CPEPESC)

Les critères de détermination morphologique ou acoustique ont encore besoin d’être précisés afin de le distinguer le Murin cryptique du Murin de Natterer (sens strict) sur le terrain !

Références :

Javier Juste, Manuel Ruedi, Sébastien Puechmaille, Irene Salicini et Carlos Ibáñez, « Two new cryptic bat species within the Myotis nattereri species complex (Vespertilionidae, Chiroptera) from the Western Palaearctic », Acta Chiropterologica, vol. 20, no 2,‎ 2018, p. 285-301 (ISSN 1508-1109 et 1733-5329, DOI 10.3161/15081109ACC2018.20.2.001)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Myotis_crypticus