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1976 : naissance de la CPEPESC...*


1976 : Une poignée de spéléologues et quelques sympathisants, révoltés par la pollution qu’ils rencontrent sous terre, décident de créer une commission permanente pour lutter contre les pollutions des eaux. Elle va fonctionner plusieurs années dans le cadre des structures spéléologiques.

La Commission Permanente d’Etude et de Protection des Eaux, du Sous-sol et des Cavernes ( qui deviendra ultérieurement la Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, du l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères) est née.

CPEPESC Son sigle "imprononçable" selon les pollueurs va rapidement les réveiller ! (Il se prononce en fait "Kpépèsc").

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Ruisseau souterrain pollué de Verveau

L’objectif est, dans un premier temps, de mettre en évidence et de dénoncer les pollutions. Des centaines d’opérations de sensibilisation sont réalisées, avec une montée en puissance qui aboutira, en 1980, à la réalisation d’un film et du premier colloque national sur la protection des eaux souterraines des karsts des régions calcaires à Besançon.

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Mais déjà la CPEPESC dérange, car elle veut dépasser le simple rôle d’information et de sensibilisation, dont elle a vite décelé les limites. Pour faire changer les choses, elle veut se battre contre les pollueurs et certains responsables publiques complices, pour les obliger à respecter l’environnement.

En 1980 : La CPEPESC est contrainte de s’éloigner des milieux spéléos. Elle va y gagner sa liberté d’action et son efficacité.

Le 1er juin 1980, elle devient une organisation associative de protection de la nature à part entière, responsable et indépendante. A partir de cette époque, tout en gardant un lien privilégié et affectif avec les grottes (et surtout les chauves souris), l’organisation va s’intéresser à tous les grands défis auxquels est confronté notre environnement et aux pollutions des eaux de surface.

Depuis, elle mène sans relâche un combat qui est devenu une véritable "ingérence écologique permanente".

La journée de la terre, c’est tous les jours à la CPEPESC !


HISTORIQUE et faits marquants de 1976 à nos jours

3 avril 1976 : Lors du congrès annuel de l’Association Spéléologique de l’Est, la "Commission Permanente d’Etude et de Protection des Eaux Souterraines et des Cavernes " est constituée. L’abominable pollution des eaux de la "rivière souterraine de Verveau" dans la vallée de la Loue est dénoncée. Une motion est adressée au Préfet de Région.

1977 : Une première campagne d’information est lancée avec des moyens de fortune : presse, conférences, projections de diapositives, exposition sommaire itinérante.

1979 : Démonstration du circuit fermé de Belleherbe (Doubs). Pour mettre en évidence l’origine de deux épidémies d’hépatites virales, de la fluorescéïne (colorant vert) est injectée dans la perte des eaux de la station d’épuration. Trois heures plus tard, le colorant réapparaît brusquement à la source captée et... cinq heures plus tard aux robinets du village !

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Le circuit fermé de Belleherbe

1977 : Première opération d’envergure avec le nettoyage du gouffre dépotoir d’Orgeval (Flangebouche, Doubs) d’où 40 épaves automobiles sont extraites avec l’aide des pompiers.

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Couverture des Actes du colloque (document de 457 pages)

1980 : Organisation du premier colloque national sur la protection des eaux souterraines des régions calcaires qui rassemble, du 11 au 13 avril, plus de 200 spécialistes, élus et responsables administratifs à Besançon.

Le premier film tourné par deux alsaciens est réalisé par la CPEPESC sur la pollution des eaux souterraines "Il était autrefois des sources d’eau pure" sert d’introduction au colloque. La presse le saluera du titre de "Apocalypse now des eaux souterraines" !

1er juin 1980 : La CPEPESC devient une organisation associative de protection de la nature à part entière, responsable et indépendante. Fin 1980, l’association publie les premiers RECENSEMENTS DES CAVITES POLLUEES DES DEPARTEMENTS DU JURA et HAUTE-SAONE (Gouffres, grottes, pertes, sources..) à l’attention des pouvoirs publics.

1981 : Une grande campagne permanente d’information est lancée et orchestrée afin de faire passer le message de la vulnérabilité des eaux souterraines. Basée sur la projection publique du film sur la pollution des eaux souterraines, associée à une conférence dans un très grand nombre de communes, d’écoles et de collectivités de toute nature (123 projection du film en 1991, 56 en 1992, 61 en 93, ...).

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Elle se poursuivra pendant de 20 ans (soit plus de 1000 séances), s’ouvrant, avec d’autres films, aux problèmes des rivières et des déchets.

1981 : D’autres CPEPESC se constituent en Midi-Pyrénées, Loire-Bretagne et Lorraine (Seule cette dernière avec la CPEPESC de Franche-Comté continue de fonctionner depuis).

1981 : Organisation d’un colloque régional sur la protection des eaux souterraines à ROMBAS (Moselle).

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Grotte du Crotot (25) après le passage de vandales.

1981 : La CPEPESC se mobilise contre le pillage des sites souterrains (grottes, anciennes mines). Un groupe de pilleurs est interpellé dans les anciennes mines de Haute Saône. Un film est réalisé.

1982 : Elaboration du "livre blanc" de l’environnement en ce qui concerne les eaux, lors des "Etats régionaux de l’environnement".

1983 : La CPEPESC s’installe à la maison des associations de Besançon. (C’est encore son siège actuel).

Les sorties de terrain des membres de

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l’association pour inventorier, répertorier et signaler les pollutions aux autorités par des dossiers précis se multiplient.

1983 : "SOS chauves-souris" est créé en Franche-Comté. L’association intervient gratuitement depuis, à la demande de tiers, des pouvoirs publics, des pompiers, chaque fois que nécessaire, pour essayer de trouver une solution à la présence parfois gênante des chauves-souris dans les bâtiments. Une méthode et des systèmes d’intervention ont été mis au point (SOS chauves souris, c’est depuis plus d’une centaine dinterventions par an !)

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Au fond d’un gouffre charnier

1984 : Début de la campagne de nettoyage de gouffre charniers. La Franche-Comté, région d’élevage à sous-sol calcaire, compte d’innombrables gouffres où étaient jetés, depuis des temps immémoriaux, malgré les lois, les animaux morts de maladies. La CPEPESC, par une campagne volontaire soutenue par les pouvoirs publics, mit fin pour l’essentiel à ces pratiques : il fut nécessaire pour cela de nettoyer plus de 60 gouffres charniers, d’informer à chaque fois les populations, de faire condamner plusieurs récalcitrants par les tribunaux. Aujourd’hui, les agriculteurs ont, pour l’immense majorité d’entre eux, abandonné ces pratiques funestes... Cette campagne dura 6 ans.

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Grand rhinolophe

1984 - 1995 : Sauvons les chauves-souris. Tout un réseau de grottes, d’anciennes mines et de bâtiments a été placé en Réserve Naturelle, Réserve Naturelle Volontaire, Arrêté de Protection de Biotope sur propositions de la CPEPESC, qui en assure depuis la surveillance, le suivi scientifique et la gestion.

En effet, les études montraient, vers les années 1970, que certaines espèces de chauves souris étaient dangereusement menacées, et que toutes les espèces étaient en régression. En cause, l’agriculture chimique, le dérangement dans les sites de reproduction en grotte... Il convenait donc de protéger les gîtes, notamment ceux de reproduction, pour y empêcher le dérangement.

1986 : Réalisation du film : "Grottes en péril".

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Tournage de films sur la pollution.

1987 : Réalisation d’un nouveau film sur la pollution des eaux souterraines : "Le syndrome profond".

1988 : Réalisation du film : "Déchantons sous la pluie" sur les pluies acides et du film : "Cette histoire qu’on assassine sous les montagnes" sur les anciennes mines.

1989 : Début d’une campagne de nettoyage de décharges dans des lieux d’accès difficile. Cette campagne, qui s’est prolongée jusqu’en 2000, a débuté avec le nettoyage et la suppression d’une énorme décharge sauvage au fond de la reculée d’ETERNOZ (Doubs). En 1991, la décharge sauvage de LANANS (Doubs) ; en 1994, la décharge sauvage de la reculée de FERTANS (Doubs), de la reculée des Planches à ARBOIS (Jura) et la décharge de la cascade d’IVREY (Jura).

En 1989, la CPEPESC attaque pour la première fois devant le Tribunal Administratif une autorisation délivrée part un préfet. Elle conteste l’ouverture d’un dépôt de ferrailles devant les grottes de Cravanches , site classé. Le 29 mars 1990 le Tribunal lui donne raison en suspendant l’autorisation délivrée (voir ce jugement). Elle sera intégralement annulée un an plus tard.

Au même endroit, l’association doit encore se battre contre la municipalité de Belfort pour faire stopper la décharge publique dont le front des ordures de se rapproche à quelques dizaines de mètre de la cavité

1990 : Le PDG de l’entreprise ZINDEL de Seloncourt (Doubs), pollueuse multirécidiviste, est condamné à 2 mois de prison.

1991 : Création d’un poste "Monsieur Chauves-Souris" pour s’occuper du secteur réserves à chauves-souris.

1992 : Le projet de "Grand Canal" qui se concrétise mobilise de nombreux opposants, dont la CPEPESC.

1992 : Pour contrer les pro-canal, la CPEPESC sort le film : "Le Doubs : Saga aquatique ou liaison dangereuse" qui sera diffusé en cassettes vidéo à un très grand nombre d’exemplaires.

1993 : Réalisation du film : "Autant en emporte les eaux".

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Perte des égouts de Déservillers en 1993

1994 : Un maire est condamné à un mois de prison avec sursis et à verser 10 000 Francs à la CPEPESC. Depuis 1976, la commune de Déservillers (Doubs) refusait d’épurer ses eaux usées, rejetées dans la rivière souterraine du Verneau affluente du Lison. Une station d’épuration a maintenant été construite.

1994 : L’association a traité 22 affaires contentieuses et 65 affaires amiables (pollutions, décharges, atteintes diverses à l’environnement).

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La "péniche" construite par la cpe

2 avril 1995 : Grande manifestation anti-canal : La CPEPESC est présente avec une péniche géante de sa confection qui sera abandonnée devant la préfecture.

31 mars 1996 : Le Sorélifosaure, autre création de l’association, manifeste avec 5000 personnes à Dole contre le projet de Grand Canal.

(Le gouvernement avait créée une socité pour la réalisation de la liaison fluviale, la SORELIF, financé en partie par EDF et la Compagnie Natiale du Rhone (CNR) !)

9 juin 1996 : Grande manifestation de 12000 personnes à Besançon contre le "projet débile" de Grand Canal. Juste derrière la carpe rouge du Comité de Liaison Anti Canal (CLAC)en tête du cortège , des membres de l’association, déguisée en pénitents de la "secte pro-canal" éplorée, encadraient le corbillard de la CNR, bardé d’une banderole "Va au diable". Le prix du "Chiottar d’or"

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Le "chiottar d’or" de Ramond Barre...suppôt du "Grand Canal"

était attribué à Raymond Barre... Plus loin suivait l’abominable et monstrueux Sorélifosaure...

1996 : La CPEPESC a suivi près de 120 affaires amiables et contentieuses contre la pollution.

27 avril 1997 : Le Sorélifosaure manifeste avec 5000 personnes à Montbéliard contre le projet de Grand Canal.

1er juin 1997 : Nouvelle manif anti-canal à Besançon.

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Dernier voyage du Sorélifosaure

30 octobre 1997 : Le "Grand-Canal" est mort. Par décret du 30 octobre 1997 le premier ministre Lionel Jospin et la ministre de l’environnement Dominique Voinet, abrogent la déclaration d’utilité publique des travaux du projet de liaison fluviale Saône-Rhin à grand gabarit. Cette DUP datait de 1978 et avait été renouvelée en 1988 !

On ne reverra plus le Sorélifosaure et la Carpe rouge du Comité du CLAC.. Elle finira mystérieusement sur la rive du Doubs à Ougney-Douvot.. probablement enmenée par une crue vers d’autres aventures...

2001 : Suspension par le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand de travaux réalisés sans autorisation préalable par le Conseil Général du Cantal pour détourner le lit de la rivière d’Auze. Le Préfet avait refusé d’appliquer la loi à la demande de la CPEPESC nationale.

10 octobre 2002 : A la requête de la CPEPESC, annulation des autorisations de défrichement et d’extension de sablière dans la forêt alluviale relique de VELET (70) dans le Val de Saône par le Tribunal administratif de Besançon . (affaire en appel, le combat continue ).

décembre 2001 : L’association obtient l’annulation du POS de la Communeauté de communes de l’agglomération de Vesoul en ce qu’il classe deux parcelles contructibles pourtant situées en zone inondable.

hivers 2002 - 2003 - 2004 : Campagne de sensibilisation et d’actions contre les épandages de lisier sur les sols gelés et/ou enneigés ( diverses plaintes sont transmises à la justices).

décembre 2003 : L’association obtient une nouvelle fois l’annulation du POS de Bélieu prévoyant la construction d’une zone industrielle de grande capacité en contradiction avec la loi montagne. ( Une concertation sera ensuite proposée aux collectivités dans le cadre d’un projet plus réduit).

juillet 2004 : L’association obtient la condamnation du refus d’agir du Préfet du Doubs contre la décharge située dans le tunnel de Jougne (25) et l’anarchique dépôt de l’ancien broyeur d’ordures de Labergement Sainte Marie (25)

septembre 2004 : La CPEPESC oblige l’administration a saisir et évacuer chez un collectionneur une centaine d’animaux sauvages illégalement détenu en captivité. Pour obtenir ce ce résulat, il a été nécessaire de faire condamner le Préfet de Haute-Saône à agir sous astreinte financière.


La suite ce modeste combat pour la défense de notre patrimoine naturel reste à écrire.... Rassurez-vous, il ne s’est pas arêté ! Seul le manque de temps en raison de beaucoup d’autres actions ne l’a pas permis...

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